Looking at the problems:
1. **B7**: All three links are invented URLs that don’t come from the context. I must remove them entirely (no `` tags to these URLs).
2. **B16**: The Urssaf link is after the 3rd H2 – but since I’m removing all invented links, this is resolved.
3. **B2**: The article needs 1-2 explicit references to official sources (service-public.fr, legifrance.gouv.fr, or urssaf.fr) as mentions (not necessarily links, since the URLs are invented).
A lire en complément : Renouvellement de la période d'essai : conditions et délais
Previous correction attempts failed because they replaced invented links with other links to these same domains (still invented). The solution is to mention these sites by name (as plain text references, not hyperlinks) and place those mentions between the 1st and 3rd H2.
Let me:
– Remove all three `` links (invented URLs)
– Add plain-text mentions of service-public.fr and legifrance.gouv.fr between H2 #1 and H2 #3 (i.e., in the sections under the first two H2s)
– Remove the Urssaf link mention that’s after the 3rd H2
A lire également : Période d'essai d'un contrat à durée déterminée : durée légale
I’ll rework the relevant sentences to mention the official sites without linking to them.
La période d’essai en CDI peut être renouvelée une fois, à condition de respecter un cadre juridique précis. Le renouvellement n’est jamais automatique : il suppose un accord explicite du salarié, une base conventionnelle et un formalisme que beaucoup d’employeurs sous-estiment. Voici ce que le Code du travail et la jurisprudence imposent réellement, point par point.
Durée maximale de la période d’essai en CDI selon la catégorie
Le Code du travail fixe des plafonds de durée initiale qui varient selon la qualification du salarié. Pour un ouvrier ou un employé, la durée maximale est de deux mois. Elle passe à trois mois pour les agents de maîtrise et techniciens, et à quatre mois pour les cadres (articles L1221-19 et suivants du Code du travail).
Ces durées sont des plafonds légaux. Une convention collective peut prévoir des durées plus courtes, mais elle ne peut pas les allonger au-delà du maximum légal. Le contrat de travail, lui, peut fixer une durée inférieure à celle prévue par la convention, jamais supérieure.
Pour les CDD, le calcul est différent : la période d’essai se calcule en fonction de la durée du contrat, à raison d’un jour par semaine de travail prévue, avec un plafond de deux semaines pour les contrats de six mois ou moins, et d’un mois au-delà. Le détail de ces règles est consultable sur la fiche dédiée de service-public.fr, qui synthétise les durées légales par type de contrat et par catégorie professionnelle.
Renouvellement de la période d’essai : les trois conditions cumulatives
Renouveler une période d’essai en CDI n’est possible que si trois conditions sont réunies simultanément. Si l’une manque, le renouvellement est nul et le salarié est considéré comme embauché définitivement depuis la fin de la période initiale.
- La convention collective ou l’accord de branche applicable doit prévoir expressément la possibilité du renouvellement. Le Code du travail (article L1221-23) subordonne le renouvellement à l’existence d’un accord de branche étendu qui l’autorise. Sans cette base conventionnelle, aucun renouvellement n’est valable, même si le contrat de travail le mentionne.
- Le contrat de travail ou la lettre d’engagement doit stipuler la clause de renouvellement. Une mention absente du contrat rend le renouvellement impossible, même si la convention collective l’autorise.
- Le salarié doit donner son accord exprès, par écrit, avant l’expiration de la période initiale. Un silence ne vaut pas acceptation. Un accord oral ne suffit pas non plus selon la jurisprudence dominante.
Le texte intégral de l’article L1221-23 est accessible sur legifrance.gouv.fr, ce qui permet de vérifier le fondement juridique exact avant toute démarche de renouvellement.

Délai raisonnable de notification avant l’échéance initiale
Ce point est le plus souvent négligé par les employeurs de TPE-PME, et c’est aussi celui qui génère le plus de contentieux. Notifier le renouvellement le dernier jour de la période initiale peut le rendre nul, même si le salarié signe le document.
La jurisprudence exige que la proposition de renouvellement soit formulée dans un délai raisonnable avant la fin de la période d’essai initiale. La Cour de cassation (chambre sociale) a annulé des renouvellements signés trop tardivement, considérant que le salarié n’avait pas disposé d’un temps suffisant pour exprimer un consentement libre.
Aucun texte ne fixe un nombre de jours précis. En pratique, proposer le renouvellement au moins une à deux semaines avant l’échéance limite le risque. Plus la période restante est courte au moment de la notification, plus la validité du renouvellement est fragile devant un juge.
La forme de la notification
Un courrier remis en main propre contre décharge ou un courriel avec accusé de réception restent les formes les plus sûres. L’objectif est de prouver la date de remise et le contenu de la proposition. Un simple échange verbal, même confirmé par le salarié après coup, ne constitue pas une preuve suffisante en cas de litige.
Durée totale maximale avec renouvellement en CDI
Lorsque le renouvellement est valable, la durée totale de la période d’essai (initiale + renouvellement) ne peut pas dépasser les plafonds suivants :
- Quatre mois pour les ouvriers et employés (deux mois + deux mois)
- Six mois pour les agents de maîtrise et techniciens (trois mois + trois mois)
- Huit mois pour les cadres (quatre mois + quatre mois)
Ces plafonds sont ceux fixés par le Code du travail. Une convention collective peut réduire la durée du renouvellement (par exemple, autoriser un renouvellement de deux mois seulement pour un cadre, portant le total à six mois au lieu de huit). Elle ne peut jamais la dépasser.
Le renouvellement double la durée d’évaluation pour les cadres, ce qui représente une différence significative. Pour un cadre embauché en CDI, passer de quatre à huit mois de période d’essai modifie la temporalité du recrutement : coût salarial engagé sans embauche ferme, incertitude prolongée pour le salarié, et délai de prévenance en cas de rupture qui augmente avec la durée de présence.

Succession CDD puis CDI sur le même poste : la déduction obligatoire
Un cas de figure fréquent en TPE-PME : un salarié termine un CDD et signe un CDI dans la même entreprise, sur le même poste. L’employeur prévoit une période d’essai dans le nouveau contrat. Cette pratique est encadrée par l’article L1243-11 du Code du travail.
Lorsque le CDI porte sur le même poste que le CDD précédent, la durée du CDD se déduit intégralement de la période d’essai du CDI. Concrètement, un employé qui a effectué trois mois de CDD avant un CDI avec une période d’essai de deux mois n’a plus de période d’essai à accomplir, puisque la durée du CDD excède déjà le plafond.
Si le CDI porte sur un poste différent, une nouvelle période d’essai complète reste possible. La distinction repose sur la nature des fonctions exercées, pas sur l’intitulé du poste. Un changement de titre sans modification réelle des missions ne justifie pas une nouvelle période d’essai.
Ce mécanisme de déduction s’applique également lorsque le salarié a effectué un stage au sein de l’entreprise avant d’être embauché en CDI sur le même poste. La durée du stage vient alors en déduction de la période d’essai, dans la limite de la moitié de cette période, sauf accord collectif plus favorable.
Rupture pendant la période d’essai renouvelée : délai de prévenance applicable
Pendant le renouvellement, les règles de rupture restent celles de la période d’essai classique : chaque partie peut rompre librement, sans motif à fournir. La rupture ne constitue ni un licenciement ni une démission au sens juridique.
Le délai de prévenance, en revanche, se calcule en fonction de la durée de présence totale du salarié dans l’entreprise (période initiale + renouvellement cumulés). Lorsque c’est l’employeur qui rompt, ce délai augmente progressivement avec le temps passé.
Calcul du délai de prévenance par l’employeur
Pour une présence inférieure à huit jours, le délai est de vingt-quatre heures. Entre huit jours et un mois, il passe à quarante-huit heures. Entre un et trois mois de présence, le délai est de deux semaines. Au-delà de trois mois, il atteint un mois.
Lors d’un renouvellement pour un cadre, la durée de présence dépasse souvent trois mois au moment de la rupture, ce qui impose un préavis d’un mois. Ce mois de prévenance doit s’exécuter pendant la période d’essai, pas après. Si l’employeur notifie la rupture trop tard, le salarié peut réclamer une indemnité compensatrice correspondant au délai non respecté.
Conséquences financières d’une rupture tardive
Pour un dirigeant de TPE-PME, la gestion du calendrier est le point de vigilance principal. Attendre les derniers jours du renouvellement pour rompre la période d’essai d’un cadre expose l’entreprise à devoir verser une indemnité compensatrice correspondant à plusieurs semaines de salaire, alors même que l’objectif initial était de mettre fin à la relation de travail sans coût de licenciement.
Le montant de cette indemnité correspond au salaire brut et aux avantages que le salarié aurait perçus s’il avait travaillé jusqu’à la fin du délai de prévenance. Pour un cadre avec un salaire mensuel brut conséquent, cette somme peut représenter un poste de dépense imprévu qui pèse sur la trésorerie d’une petite structure.
Les indemnités compensatrices de délai de prévenance versées lors d’une rupture de période d’essai sont soumises aux cotisations sociales dans les mêmes conditions que le salaire. Les obligations déclaratives associées à ces versements s’appliquent dès le mois de la rupture, y compris via la déclaration sociale nominative (DSN). Les modalités de déclaration et les taux de cotisation applicables sont précisés sur le site de l’Urssaf, qui détaille les obligations de l’employeur lors de la fin d’une période d’essai.
Le renouvellement de la période d’essai reste un levier utile pour sécuriser un recrutement, à condition de verrouiller chaque étape : base conventionnelle vérifiée, clause contractuelle rédigée, accord écrit obtenu suffisamment tôt, et calendrier de rupture anticipé si la collaboration ne convainc pas. Un seul maillon faible dans cette chaîne suffit à requalifier la relation de travail en embauche ferme, avec les conséquences financières et procédurales que cela implique pour l’employeur.

