Type de fichier optimal pour le flocage
Un fichier JPEG compressé à 72 dpi passe encore sur écran, mais provoque des pertes de netteté irréversibles lors du flocage. Certains imprimeurs refusent systématiquement les fichiers PNG transparents, pourtant prisés pour leur polyvalence. La confusion entre RVB et CMJN entraîne régulièrement des écarts de couleurs imprévisibles sur textile.
L’absence de calques aplatis dans un PSD peut bloquer toute la chaîne de production. Des contraintes souvent négligées imposent un contrôle rigoureux des formats, de la résolution et du profil colorimétrique pour garantir le résultat attendu lors du transfert sur tissu.
Plan de l'article
Quels formats de fichiers garantissent un flocage de qualité ?
Le choix du format joue un rôle déterminant dans le rendu final du flocage textile. Au fil des échanges avec des professionnels de l’impression, trois formats s’imposent pour qui vise un résultat net et fidèle : PNG, TIFF et SVG. Chacun a ses atouts, mais aussi ses limites, selon la nature du visuel et la technique d’impression retenue.
Voici ce qui distingue chaque format couramment utilisé pour le transfert sur tissu :
- Le PNG convient parfaitement aux images matricielles dotées d’un fond transparent. Il préserve la netteté des contours, empêche l’apparition d’un effet pixellisé et permet une intégration soignée sur tous types de vêtements, quelle que soit leur couleur.
- Le TIFF séduit par sa capacité à restituer des images sans compression dégradante. Idéal pour des fichiers complexes, des logos ou des illustrations détaillées, il s’impose notamment dans le cadre d’une impression DTF. Ce format garantit une stabilité des couleurs et une définition irréprochable, y compris sur des supports textiles exigeants.
- Le SVG, format vectoriel par excellence, s’adresse aux logos et lettrages. Sa force : permettre une mise à l’échelle infinie sans la moindre perte de qualité. Les lignes, points et courbes restent impeccables, ce qui assure un marquage précis et professionnel.
Adaptez le format à l’usage : le logo destiné au textile réclame souvent un fichier vectorisé pour éviter toute déformation lors des changements de taille. Pour des images photographiques, PNG ou TIFF offrent un rendu convaincant, à condition de respecter la résolution adéquate et le bon profil colorimétrique. La maîtrise du format conditionne la fidélité du résultat, surtout lors de l’impression sur tissus techniques ou via la technologie DTF.
Résolution, couleurs et profils : les critères techniques à ne pas négliger
Pour que le flocage tienne ses promesses, il ne suffit pas de choisir le bon format. D’autres paramètres entrent en jeu et font toute la différence sur le textile : la résolution, le profil couleur et la nature du fichier.
La résolution, d’abord. Pour une image destinée au marquage textile, il faut viser un minimum de 300 dpi (points par pouce). Cette densité de pixels garantit des contours nets, sans effet d’escalier, et une qualité d’impression digne d’un professionnel. Un fichier en deçà de ce seuil risque de donner un résultat terne, voire flou.
Vient ensuite le profil couleur. Le CMJN reste la référence pour l’impression numérique textile. Contrairement au RVB, il traduit plus fidèlement les nuances sur tissu, limite les mauvaises surprises chromatiques et conserve l’intensité des tons, même dans les créations sophistiquées. Bien souvent, les différences de rendu entre écran et textile découlent d’un mauvais profil couleur.
Les types de fichiers, eux aussi, imposent des exigences distinctes. Voici comment adapter votre préparation selon la nature de l’image :
- Pour un design vectoriel, il est indispensable de préserver la netteté des formes en fournissant un fichier SVG ou PDF. Ce choix protège la précision lors du passage à l’impression.
- Pour les images numériques, respectez la résolution recommandée et le profil CMJN. Une négligence ici se paie cash : visuel dégradé, couleurs imprécises, zones de contraste ternies.
La cohérence entre le format, la résolution et le profil couleur fait toute la différence, que l’on prépare un logo miniature ou une grande illustration pour des vêtements promotionnels.
Préparer son fichier pour l’impression textile : les erreurs à éviter et les bonnes pratiques
Ignorer les contraintes spécifiques du textile expose à bien des déceptions. Une image trop petite ou compressée à outrance perdra toute sa netteté une fois transférée sur tissu. Les défauts courants : logos pixelisés, contours incertains, couleurs fades sur des vêtements professionnels ou sportifs. Pour éviter ces pièges, il est capital de vérifier la taille réelle du visuel (en centimètres), en maintenant la résolution à 300 dpi.
La transparence, souvent sous-estimée, a un impact majeur. Sur textile, un fond blanc non voulu peut ruiner le rendu général. Les formats PNG et TIFF, capables de gérer la transparence, sont donc à privilégier pour les motifs élaborés ou les logos à découper. Pour des tracés nets et évolutifs, le SVG reste imbattable : il ne craint ni l’agrandissement, ni la déformation.
Quelques points de contrôle permettent d’éviter les erreurs classiques :
- Convertissez les textes en tracés pour prévenir tout effet de pixellisation lors de l’impression.
- Assurez-vous de l’adéquation des profils couleurs afin de réduire l’écart entre l’aperçu écran et le résultat sur tissu.
- Supprimez les calques superflus et aplanissez les effets spéciaux pour simplifier le fichier et fiabiliser le transfert.
Préparer un fichier destiné à l’impression textile exige précision et anticipation. Un examen attentif du poids, de la résolution et de la gestion de la transparence permet d’éviter les mauvaises surprises quand l’écran cède la place au tissu. Ceux qui prennent ce temps récoltent des vêtements à l’image fidèle, sans compromis sur la netteté ni la justesse des couleurs.
